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Des expo de mode pas parisiennes (partie 1) : Balenciaga magicien de la dentelle

Posté le 23 juin 2015 dans 23 juin 2015 dans Billets

Des expo de mode pas parisiennes (partie 1) : Balenciaga magicien de la dentelle

Pas de revue d’expo cette fois-ci, parce que je n’ai pas encore eu l’occasion de la voir. Cependant le sujet et le lieu sont attrayants. La cité de la dentelle à Calais est ouverte depuis 5 ans dans une ancienne usine et se fait force de présenter à la fois le savoir-faire intrinsèque de la région et les innovations actuelles. Loin d’être anecdotique ce thème transversal permet de comprendre que Balenciaga a utilisé cette technique sous toutes ses formes tout au long de ses années de création

Catherine Join-Diéterle, commissaire de l’exposition est intervenue lors d’une session du séminaire de l’histoire de la mode pour expliquer les dessous de l’exposition ainsi que ses choix thématiques et scénographiques. Elle a travaillé en collaboration avec Hubert de Givenchy pour la cohésion de l’ensemble. L’écouter est un pur régal, car loin de sacraliser le rôle du conservateur, elle permet de comprendre par quelles étapes, quelles interrogations elle est passée pour construire son propos. Trouver les bonnes pièces, croiser les prêteurs pour avoir un propos cohérent qui rende le vrai travail du couturier…

Faire aussi parfois avec ce qui existe encore ou ce qu’il faut recréer sans trahir l’esprit de la maison. L’équilibre est subtil, mais son enthousiasme est tel qu’il donne vraiment envie de se précipiter à Calais.

Catherine Join-Diéterle au séminaire de l’histoire de la mode  © De fil en archive

Catherine Join-Diéterle au séminaire de l’histoire de la mode © De fil en archive

Pour introduire le goût de Balenciaga pour la dentelle, les premières pièces proposées datent de sa période espagnole : robe en tulle avec un plissé en diagonales inversées par exemple. On retrouve à la fois l’influence de Jeanne Lanvin et de Madeleine Vionnet. Il assimile rapidement ce qui se fait à Paris.

Cristóbal Balenciaga, détail de robe du soir courte en taffetas et tulle, vers 1927 © Manuel Outumuro / Modèle conservé à la Fundación Cristóbal Balenciaga Fundazioa, Getaria, Espagne

Cristóbal Balenciaga, détail de robe du soir courte en taffetas et tulle, vers 1927
© Manuel Outumuro / Modèle conservé à la Fundación Cristóbal Balenciaga Fundazioa, Getaria, Espagne

Dans cette période précise, on retrouve bon nombre de détails liés à sa culture hispanique, une manche historicisante avec de petites pinces, une robe gitane griffée EISA (du nom de famille de sa mère).

Pour bien comprendre et faire comprendre le poids des conventions liées à l’habillement pour la femme de cette époque, l’exposition présente des exemples de tenues : tailleur, robe d’après-midi, robe de cocktail, robe du soir courte, robe du soir longue, robe de mariage… Toute la virtuosité du couturier consiste à bousculer les conventions en inventant des artifices pour les faire évoluer.

Cristóbal Balenciaga, robe de grand soir en dentelle de Dognin, 1951 Griffe BALENCIAGA (Paris) © Henry Clarke/Corbis

Cristóbal Balenciaga, robe de grand soir en dentelle de Dognin, 1951 Griffe BALENCIAGA (Paris) © Henry Clarke/Corbis

 

La dentelle

Si la dentelle est présente aujourd’hui à toute heure du jour, il n’en va pas de même dans les années 50. Balenciaga aime véritablement innover et jouer avec la matière. La guipure (dentelle dont on a enlevé le fond) fait un compromis pour égayer une robe d’après-midi. En s’inspirant de la technique utilisée sur un bavoir (et conservé aux archives Balenciaga) il utilise la technique du créponné, à partir de l’entre-deux de Valenciennes. Il le reprend périodiquement. Le rendu est assez lourd, un peu comme des chenilles.

La technique l’amuse et certaines robes s’ornent d’énormes motifs de passementerie qui ressemblent au style de dentelles qu’il voyait dans son enfance, assez baroques et inspirée de l’architecture palatiale. Cette inspiration espagnole est récurrente, il aime orner ses modèles de mantilles de dentelle. L’influence du peintre Goya n’est jamais très loin. C’est le cas par exemple avec une robe à taille basculée avec son étole cousue.

Cocktail ? vite une robe !

Une section entière de l’exposition est consacrée aux robes de cocktail. Le principe est une robe avec un manteau que l’on ouvrait mais que l’on ne quittait pas. L’idée était de transformer une tenue en deux. Par exemple une robe de satin blanc était portée avec un manteau en dentelle fermé par de petits rubans. Certaines tenues sont plus inhabituelles aujourd’hui comme une tunique qui pouvait se porter avec une jupe ou droite ou un panty.

Cristóbal-Balenciaga-manteau-et-robe-de-cocktail-en-dentelle-Chantilly-1953_Photo-de-dépôt-de-modèle-©-Photo-et-modèle-conservés-dans-les-Archives-Balenciaga-Paris

Cristóbal Balenciaga, manteau et robe de cocktail en dentelle de Marescot, mannequin Tania, 1963 Photo de dépôt de modèle avec échantillon © Photo et modèle conservés dans les Archives Balenciaga, Paris

La couleur n’était pas en reste car le couturier aime la couleur. Vert olive mais aussi or et chocolat ou violet. Une autre particularité est la dentelle peinte. C’est le cas sur la spectaculaire robe de 1953 brodée par Lesage. Le fond est peint à la main et brodé de petits rubans. Le raffinement de la robe est aussi dans les détails de coupe : décolleté en cœur et dos en pointe.

Cristóbal Balenciaga, robe de cocktail en dentelle peinte et brodée, 1953 © Henry Clarke/Corbis Modèle conservé à la Cité de la dentelle et de la mode, Calais Collection Cité de la dentelle et de la mode, Calais

Cristóbal Balenciaga, robe de cocktail en dentelle peinte et brodée, 1953 © Henry Clarke/Corbis
Modèle conservé à la Cité de la dentelle et de la mode, Calais Collection Cité de la dentelle et de la mode, Calais

Cette section présente aussi des formes chères au créateur : forme droite, très caractéristique de son style, forme babydoll, au style très féminin ou encore robes bustiers.

© Fred Collier, cité de la dentelle, Calais

© Fred Collier, cité de la dentelle, Calais

Les robes noires font l’objet d’un thème particulier. Pour les mettre en valeur, Catherine Join-Diéterle a paré les mannequins de gants, bouts de pieds et coiffures.

© Fred Collier, cité de la dentelle, Calais

© Fred Collier, cité de la dentelle, Calais

Cristóbal Balenciaga, robe et manteau de cocktail en dentelle noire, ceinture corselet rose, 1951 © Henry Clarke/Corbis 10 Modèle conservé à la Cité de la dentelle et de la mode, Calais

Cristóbal Balenciaga, robe et manteau de cocktail en dentelle noire,
ceinture corselet rose, 1951 © Henry Clarke/Corbis
10 Modèle conservé à la Cité de la dentelle et de la mode, Calais

 

Connaissez-vous l’ancêtre du snood (mais si vous le connaissez, c’est le chouchou de l’hiver) ? C’est le tube ! Pour délivrer les femmes des contraintes de l’étole à tenir en plus de leur sac, Balenciaga la coud. Ce détail est à la fois très élégant et permet de dissimuler gracieusement les zones de peau qui vieillissent mal (cou et bras).

Certains accessoires complètent la tenue, comme des manches amovibles transparentes. Elles permettent de varier les effets. Pour mettre en valeur la beauté des détails, l’éclairage choisi illumine le dessous des robes.

Une dernière section est consacrée à des pièces exceptionnelles, souvent rebrodées. Le ruban de crin, permet d’obtenir du volume, certains modèles sont entièrement brodés de paille ou de jais synthétique moins fragile que l’original.

L’incroyable boléro de 1962, rebrodé par Lesage appartenait à la comtesse von Bismarck. Les broderies représentent des raisins et des feuilles de vigne, des grappes de raisin en fils de soie, chenille, strass, canetille, laminettes, tubes, fils d’or, paillettes et pierreries.

Cristóbal Balenciaga, boléro du soir brodé par Lesage, 1959 © Manuel Outumuro Modèle conservé à la Fundación Cristóbal Balenciaga Fundazioa, Getaria, Espagne

Cristóbal Balenciaga, boléro du soir brodé par Lesage, 1959 © Manuel Outumuro
Modèle conservé à la Fundación Cristóbal Balenciaga Fundazioa, Getaria, Espagne

La broderie aussi raffinée que délicate fait de cet ensemble une sorte de vêtement-bijou, de coupe très sobre : il est sans col, fermé bord à bord et à manches longues. La princesse Grace de Monaco possédait un boléro équivalent.

Plus de 70 pièces sont à découvrir à Calais pour comprendre l’interaction du couturier avec cette technique. Pour faciliter la compréhension des modèles, sont présentées tout au long de l’exposition à côté des cartels quelques photographies de dépôts de modèle parfois avec leurs échantillons de tissu ou de broderies. Avec soixante- quinze tenues, complétées d’accessoires, d’échantillons, de photographies, de dessins originaux, cette exposition offre un panorama de la création du couturier espagnol et permet aux visiteurs de retrouver l’élégance des deux décennies postérieures à la Seconde Guerre mondiale.

Balenciaga, magicien de la dentelle

Cité de la dentelle de Calais, jusqu’au 31 Août 2015

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On passe au Jardins, jardin ?

Posté le 16 juin 2015 dans 16 juin 2015 dans Billets

On passe au Jardins, jardin ?

Si Jardins jardin n’est pas nouveau (c’est la 12eme édition), c’était pour moi la première fois. J’avoue que j’avais un peu peur d’une vision ultra citadine du jardin, un peu comme une nature réinventée pour parisiens en mal de nature. Et bien pas du tout ! Le lieu est bien aménagé et les choix des exposants très pertinent. Le thème de cette année était précisément « La ville heureuse », avec de nombreuses idées pour aménager terrasses et balcons surtout.

Nichée près de la Seine, juste en face du musée d’Orsay, l’espace est réparti en plusieurs pôles : innovations et création en haut des escaliers, horticulteurs, jardins paysagés, antiquaires du jardin et produits autour du jardin. Ce qui fait pour moi l’intérêt de ce salon, c’est que rapidement on oublie le temps, et je me suis mise à flâner, respirer, regarder. La sélection des exposants est vraiment de très bonne qualité pour tous les secteurs.

Quelques surprises

 

Ma découverte la plus gracieuse de ce salon, vient de l’entreprise de la plume à la bêche (gagnants du concours de l’innovation 2014). Cette jeune entreprise propose la création d’une sorte de tonnelle sur-mesure adaptée à votre espace, c’est la Cabane Polypode®.  Ses pieds reposent dans des bacs où la végétation est choisie pour se développer harmonieusement par strates. L’impression qui s’en dégage est éminemment poétique et transforme à coup sur l’espace autour d’elle.

Cabane Polypode® La plume & la bêche  © De fil en archive

Cabane Polypode® La plume & la bêche
© De fil en archive

Cabane Polypode® La plume & la bêche  © De fil en archive

Cabane Polypode® La plume & la bêche
© De fil en archive

Cabane Polypode® La plume & la bêche  © De fil en archive

Cabane Polypode® La plume & la bêche
© De fil en archive

Le corten, ça vous dit quelque chose ? Moi rien du tout jusque là. Mais je crois pouvoir dire que c’est la tendance en matière de bacs à fleur. Cet acier à la propriété de s’auto-patiner, évitant ainsi la rouille et c’est désagrément. Evidemment c’est nettement plus cher et plus lourd que les productions plastiques même de bonne qualité mais quasiment toutes les sociétés présentes en exposaient, exception faite de du paysagiste Mathieu Eymin avec le projet Coal Design©, mobilier en bois brûlé.

Francis Murat, jardinière en corten © De fil en archive

Francis Murat, jardinière en corten © De fil en archive

Coal Design©, mobilier en bois brûlé

Coal Design©, mobilier en bois brûlé

 

Les piscines c’est agréable mais ça occasionne de gros aménagements et un entretien régulier. L’entreprise Doodoopool prend le problème à l’envers et propose une petite piscine design, personnalisable et prête à l’emploi sans avoir à creuser son jardin. Tout est fourni et nécessite juste un point d’eau et une prise de courant. Ensuite à vous de vous en servir comme jacuzzi, pour une séance d’aquabiking ou de marche aquatique avec tapis de de course. Fabriquée en France, les façades sont personnalisables et la conception responsable.

Piscine ultra-compacte ©doodoopool

Piscine ultra-compacte ©doodoopool

Terrasses paysagées

Une multitude de terrasses originales permettent de mettre en avant une entreprise, un organisme ou même un pays.

La réalisation consacrée à la Tunisie était saisissante de beauté avec ses briques de Tozeur qui faisaient voyager très loin du jardin des Tuileries.

Tunisie, jardins, jardin © De fil en archive

Tunisie, jardins, jardin
© De fil en archive

La marque de cosmétiques allemands Docteur Hauschka, créée en 1967 présentait au travers de son jardin certaines plantes utilisées dans ses soins. Loin d’être anecdotique, cette marque possède même une ferme labelisée Demeter (pionner en ressources durables). Coing, marguerite, rose sont quelques unes des espèces utilisées. Protocoles et écologie font partie intégrante des soins.

Docteur Hauschka, Jardins, jardin © De fil en archive

Docteur Hauschka, Jardins, jardin © De fil en archive

 

Le design et les antiquités

Les puces de Saint Ouen et les antiquaires de la rive gauche avaient sorti leurs plus belles barbotines bancs et miroirs à motifs floraux, pour une ambiance bucolique.

© De fil en archive

Banc courbe (et très long) © De fil en archive

© De fil en archive

Banc en ger forgé peint à motifs de feuilles © De fil en archive

Dans le labyrinthe végétal des quatre saisons des pépinières Lappen, les sculptures de Jean Marc de Pas ponctuaient chaque fausse route gracieusement.

Labyrinthe, scuplture Jeam Marc de Pas © De fil en archive

Labyrinthe, scuplture Jeam Marc de Pas © De fil en archive

Beaucoup d’entreprises présentes travaillent sur l’aménagement en totalité d’un espace en combinant plusieurs profils techniques (le pack), ou aident les plus pressés en proposant de préparer les jardinières de vos fenêtres.

JARDINS, JARDIN AUX TUILERIES, le Pack

JARDINS, JARDIN AUX TUILERIES, le Pack

En matière de design, Lauren Germain et Aurore Pulwermacher, étudiantes à LISAA ont conçu Res’t’ool qui permet à la fois de s’asseoir et de ranger ses outils, une jolie idée.

RES'T'OOL projet Lisaa 2015

RES’T’OOL projet Lisaa 2015

Jardins jardin est vraiment une jolie vitrine de la vivacité du monde du jardin, de l’envie de nature même avec trois pots de plantes aromatiques. Les innovations vont vers plus de recyclage, et de convivialité. L’année prochaine, laissez-vous tentez, dépaysement assuré l’espace de quelques heures.

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[Livre] L’histoire de la haute couture

Posté le 02 juin 2015 dans 02 juin 2015 dans Billets

[Livre] L’histoire de la haute couture

Lors d’une séance du Séminaire de l’histoire de la mode, j’ai eu la possibilité d’écouter Guénolée Milleret. Elle a travaillé comme archiviste chez Yves Saint Laurent et se consacre maintenant à la transmission, en donnant des cours, et à la recherche, en écrivant des livres. Elle est aussi une collectionneuse passionnée de mode.

Son dernier opus vient d’être publié. Il a pour thème la haute couture. Encore un livre sur la couture ? Pourriez-vous me rétorquer. Oui, mais pas uniquement. Dans son ouvrage, on trouve vraiment des informations et pas seulement des jolies photos. Divisé en grandes périodes, jusqu’en 2015, ce livre retrace la naissance de la couture qui s’appuie sur le savoir-faire qui l’a précédée. On découvre que  les ouvrières luttent dès 1675 pour se faire reconnaître comme corporation indépendamment des tailleurs. On apprend de nouvelles expressions comme les « lapins de couloir », le rôle des merciers du Palais Royal, ou la personnalité de la fameuse Rose Bertin qui devient marchande de mode à la fin du 18e siècle.

Si Worth est bien connu pour son rôle dans l’élaboration même de la couture, l’auteur raconte la manière dont il a remis à la mode les motifs un peu oubliés des soyeux lyonnais, réveillant ainsi les industries textiles. Etre mannequin était alors un métier assez ingrat, loin de l’image glamour des années 90.

L’arrivée des femmes

L’auteur propose un portrait croisé de Jeanne Lanvin et de Gabrielle Chanel, deux femmes avec deux manières différentes de faire grandir leur maison de couture. La chambre syndicale, l’avènement des défilés dont le nombre de modèles est très encadré, le rôle de Lucien Lelong, les règles régissant ce métier, tout est passant en revue. Même le comportement des petites mains quand elles partent en vacances organisées par Mademoiselle Chanel.

 ©Patrimoine Lanvin

©Patrimoine Lanvin

Lors de ces recherches, Guénolée Milleret a fait une jolie découverte en retrouvant des négatifs non développés dans un fond photographique (Eugène Kammerman). Ces  photographies inédites donnent une autre vision, du premier défilé de Christian Dior en 1947 : une ambiance très calme, ainsi que des photos du backstage et des petites mains.

Le fléau de la contrefaçon est abordé et se pose déjà, bien avant la mondialisation.

Premier défilé Dior 1947 ©Eugène Kammerman/Rapho

Premier défilé Dior 1947 ©Eugène Kammerman/Rapho

 

De 1960 à 2015, la haute couture en question

 

La disparition progressive des maisons de couture, et l’avènement du prêt à porter pose régulièrement le problème de la persistance de cette industrie. Le livre fait le point sur les licences, les parfums, mais aussi le renouveau (encore) des métiers d’art et l’apparition de nouveaux talents comme Christian Lacroix. C’est aussi comprendre que  l’image de marque s’est quelquefois perdue dans les nombreuses licences (Cardin) et enfin la prise de conscience des maisons à changer de modèle et à se fédérer pour être plus solides.

 

Une dernière partie est consacrée au 21e siècle, aux rôles des grands groupes financiers et aux innovations. Chanel a par exemple racheté des entreprises de métiers d’art qui auraient disparu faute d’argent. Un défilé leur est dédié chaque année par la maison de couture, avec une inspiration fondée sur un pays et un lieu nouveau à chaque fois (par exemple l’Autriche en 2014). Les règles de la chambre syndicale ont évolué pour admettre une catégorie d’invités parmi les jeunes maisons. Aujourd’hui les maisons de mode sont obligées de prendre en compte l’aspect entrepreneurial de l’activité. Alexis Mabille ou Iris Van Herpen sont des exemples de réussites contemporaines.

©Pierro Biason -Alexis Mabille

©Pierro Biason -Alexis Mabille

« La haute couture ne s’enferme dans aucun postulat. Tradition et innovation reste les deux mots de la haute couture » G. Milleret

Le label haute couture reste synonyme d’excellence et la liberté de style est fondamentale.

Ce livre est riche et permet aux novices comme aux plus experts de mieux comprendre ce secteur adoré et décrié (et ça n’est pas spécifique à notre époque).

Haute couture de Guénolée Milleret, éditions Eyrolles

Photo à la une : Fourreau du soir en crêpe romain plissé, Grès, vers 1979. ©Photo Marc Tomasi pour l’étude Thierry de Maigret, Paris

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Le logo : la clé de voûte

Posté le 27 mai 2015 dans 27 mai 2015 dans Billets

Le logo : la clé de voûte

[Attention post copinage] ! Quand on développe son projet d’entreprise, on passe par plusieurs étapes importantes. On peaufine le concept, on travaille son business plan puis on passe à la partie émergée : le nom et le logo.

Pour le logo, j’avais des idées, des envies mais je ne suis pas graphiste et ça tombe bien dans mes copines il y a Zoé. Nous avions déjà travaillé ensemble pour des projets perso. Alors on a échangé, débattu, parlé de ce que le logo devait raconter, la couleur, la typo, et abracadabra, elle a réussi à matérialiser ce que je voulais exprimer. Grâce à Zoé et à Axel (Id meneo), l’identité visuelle et le site sont en adéquation.

Et comme Zoé n’a pas qu’une corde à son arc, elle est aussi très douée en illustration. Vous avez sûrement déjà croisé ses dessins au style net et riche en détails pour des publicités, des hôtels et même sur l’autoroute.

American Express © Zoé Illustratrice

American Express © Zoé Illustratrice

Hôtel des arts, Paris © Zoé Illustratrice

Hôtel des arts, Paris © Zoé Illustratrice

Hôtel des arts, Paris © Zoé Illustratrice

Hôtel des arts, Paris © Zoé Illustratrice

Récemment, elle a lifté son site et en a profité pour ajouter un blog formidable. Elle y parle avec humour des relations clients, de ses inspirations et des gogos (surnom donné par sa fille aux enfants handicapés, comme elle).

© Zoé Illustratrice

© Zoé Illustratrice

Bref en cas de besoins en matière de graphisme et d’illustration, vous savez qui contacter… http://www.zoe-graphiste.com/ http://www.zoe-illustratrice.com/

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La villa Savoye de Le Corbusier

Posté le 21 mai 2015 dans 21 mai 2015 dans Billets

La villa Savoye de Le Corbusier

En complément ou en préambule de l’exposition du centre Pompidou ou même en sortie unique pour mieux appréhender l’architecture de Le Corbusier, je vous propose une promenade à la Villa Savoye à Poissy.

C’est le CMN (centre des monuments nationaux) qui gère et ouvre à la visite ce monument laissé longtemps à l’abandon.

Pourquoi aller à Poissy ?

D’abord ça n’est pas loin de Paris (ok, c’est une phrase de parisienne) Et surtout parce que parler d’architecture c’est intéressant mais voir un vrai cas pratique c’est beaucoup plus parlant. Bien sûr on peut visiter d’autres réalisations de Le Corbusier (Fondation Le Corbusier , la Cité radieuse )mais ici il émane de cette commande privée un charme particulier qui change tout.

 

L’histoire de la villa

Cette villa est une commande de la famille Savoye (la même que les assurances Gras-Savoye). Elle achète le terrain en bord de Seine à des amis. Situation idéale proche de Paris et dans un paysage très bucolique (à l’époque). La maison destinée au couple et à leur fils est conçue comme une boîte en béton posée dans le paysage. La villa est construite entre 1928 et 1931.

Elle reprend les « cinq points d’une architecture nouvelle » énoncés par l’architecte : les pilotis, le plan libre, le toit terrasse, la façade libre, et la fenêtre bandeau.  Ces principes révolutionnent l’intérieur et l’extérieur. La structure s’allège avec les pilotis. Le toit terrasse devient un espace qui prolonge la maison. La façade libre casse le code classique de l’entrée, le plan libre permet de moduler l’espace en fonction des besoins sans murs porteurs. Les fenêtres continues font de la nature un tableau permanent et mouvant.

© Jean-Christophe Ballot – Centre des monuments nationaux

© Jean-Christophe Ballot – Centre des monuments nationaux

Ce qui est moins visible maintenant c’est que le rez-de-chaussée, en plus de l’entrée, était consacré au garage et aux appartements des domestiques et du chauffeur. La largeur de l’allée sous les pilotis est calculée pour que la voiture puisse y passer sans difficulté. Détail amusant le lavabo assez monumental trône de manière visible au centre de la pièce et correspond à un soucis accru de l’hygiène.

Allée sous pilotis pour accéder au garage. Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

Allée sous pilotis pour accéder au garage. Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

Deux accès pour accéder au premier étage, une rampe douce et un escalier qui desservent toute la maison jusqu’au toit. Décrire tout l’espace intérieur serait fastidieux (et le site de la villa Savoye le fait très bien). Néanmoins il faut retenir cette impression d’espace et de lumière dans toutes les pièces de la maison. Le Corbusier souhaitait que l’intérieur et l’extérieur soient reliés. Les fenêtres et la baie vitrée coulissent, permettant de se fondre dans le paysage.

Rampe vue du premier étage. Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

Rampe vue du premier étage. Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

Passe plat, cuisine - Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

Passe plat, cuisine – Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

 

La couleur

La villa Savoye est blanche mais la couleur est omniprésente : bleu du couloir vers la chambre du fils, rose, ocre, vert émeraude à l’extérieur, gris ciment. Les espaces sont modulés par ces teintes qui évoluent avec la lumière. L’atmosphère est douce même les jours de pluie (testé pour vous). Selon les espaces, le plancher blond ou le carrelage entrent en résonance.

Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

Chambre du fils - Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

Chambre du fils – Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

Chambre du couple Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

Chambre du couple Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

Portes entre couloir, chambre du fils et salle de bain (double entrée) Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

Portes entre couloir, chambre du fils et salle de bain (double entrée) Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

Ces tonalités répondent aux courbes et aux lignes droites de l’architecture. Le toit terrasse fait un magnifique solarium en continuité avec les espaces intérieurs. On imagine juste que le jardin qui laissait voir la Seine au moment de la construction est maintenant victime de la croissance des arbres.

Jardin intérieur et baie vitrée Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

Jardin intérieur et baie vitrée Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

Même si le peu de mobilier ne permet pas de se remémorer exactement ce que pouvait être l’ambiance de la maison, on devine qu’il faisait bon y vivre et que les rangement sous les fenêtres, la cuisine très laboratoire, la salle de bain avec sa vague « chaise longue » en mosaïque étaient des révolutions au vu des habitations bourgeoises classiques. Cette villa reste incroyablement moderne encore aujourd’hui.

Espace bureau,  chambre du fils  Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

Espace bureau, chambre du fils Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

Salle de bain couple  Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

Salle de bain couple Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

cuisine Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

cuisine Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

Cuisine Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

Cuisine Villa Savoye Le Corbusier à Poissy © De fil en archive

L’exposition temporaire Folding Cosmos

Dans le cadre de l’année le Corbusier (les cinquante ans de sa mort), plusieurs évènements sont prévus. Ce mois-ci, place aux artistes japonais. Il faut dire que l’esthétique des œuvres présentées fait écho à l’architecture de la villa Savoye. Cette exposition s’inspire de la « pièce à un tatami » construite par l’explorateur Takeshiro Matsuura et des maisons de thé (chashitsu) japonaises. D’autres artistes tels que Ai Kitahara ou Rie Kawakami propose des œuvres dans la maison. Ai Kitahara travaille avec des fibres comme pour Fiber Futures. Cette exposition a été présentée précédemment à Londres. L’oeuvre de Miwako Kurashima s’intègre très bien dans la petite salle qui lui est consacré. Les modules bleus et bois et la fenêtre se répondent et semblent attendre la cérémonie du thé.

Miwako Kurashima, folding cosmos,  © De fil en archive

Miwako Kurashima, folding cosmos,
© De fil en archive

Ai Kitaharai, Plie de mémoire II, matériaux mixtes © De fil en archive

Ai Kitaharai, Plie de mémoire II, matériaux mixtes © De fil en archive

Rie Kawakami, Elements of Planet, Métal ciselé et poli © De fil en archive

Rie Kawakami, Elements of Planet, Métal ciselé et poli
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Le Corbusier Mesure de l’homme

Difficile de faire l’impasse sur cette exposition de Beaubourg. Si elle complète tout à fait la visite de la villa Savoye, elle reste pour moi très froide, mécanique, théorique. Elle permet de voir que Le Corbusier n’était pas qu’un architecte mais aussi un peintre. La muséographie de l’exposition doit faire face à beaucoup de visiteurs et reste un peu inadaptée. Les explications sur les espaces sont en particulier mal disposées et donc difficilement lisibles. Reste que le Modulor (système de mesure à partir de l’homme) ou sa réalisation de ville entière comme Chandigarh en Inde sont très bien expliqués. Beaucoup de film replacent le contexte de ses créations.

 

Si vous allez à la Villa Savoye avec des enfants n’oubliez pas d’imprimer le livret jeu bien étudié et qui n’est pas forcément proposé sur place. Les visites conférences sont gratuites et permettent de s’initier aux détails de la maison.

En Septembre 2015, la maison du jardinier sera ouverte au public, c’est une mini réplique de la villa.

Villa Savoye 82 rue de Villiers 78300 Poissy

http://www.villa-savoye.monuments-nationaux.fr

La page Facebook officielle est pleine de ressources aussi.

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Fiber Futures, tradition et modernité japonaise

Posté le 12 mai 2015 dans 12 mai 2015 dans Billets

Fiber Futures, tradition et modernité japonaise

Jusqu’au 11 juillet, la Maison de la culture du Japon à Paris accueille cette exposition itinérante sur la création contemporaine japonaise liée à la fibre. Le postulat de départ, c’est la matière : fibre textile (soie, lin, coton, synthétique), fibre de papier, fibre métallique… Ensuite chaque artiste s’approprie ce support. C’est pourquoi sont exposés ici à la fois des installations, des tissus, et des sculptures. On est à la frontière de l’art contemporain, du design, et de l’artisanat. L’exposition comprend une trentaine d’œuvres qui expriment chacune une idée différente. Comme souvent avec l’art japonais on peut choisir de se promener et d’admirer les pièces pour leurs qualités esthétiques et émotionnelles ou alors de s’approprier la démarche de l’artiste, en s’intéressant au processus de création.

Le tissage du temps

 

Ce qui est frappant, c’est cette capacité à combiner la tradition et la modernité dans les réalisations. Le plus bel exemple, pour moi, est le paravent de l’artiste Kyôko Ibe. En s’inspirant d’une pratique ancienne (VIIIe siècle quand même), elle actualise le concept. A la mort d’un noble, on fabriquait du papier recyclé à partir de textes manuscrits, laissés par le défunt. On utilisait ces nouvelles feuilles pour écrire des soutras qui lui rendaient hommage. C’est le kankon-shi (papier permettant le départ de l’âme).

Kyôko Ibe,  Hogosho 2009 Papier ancien recyclé 178 x 452 cm

Kyôko Ibe, Hogosho
2009 Papier ancien recyclé 178 x 452 cm

Kyôko Ibe reprend cette idée en fabriquant du papier recyclé avec des documents qui ont plus de cent ans. L’encre devenue indélébile teinte le nouveau papier en noir. Elle mélange la pulpe obtenue à des particules de mica et de pulpe de papier indigo. Le résultat donne une nouvelle matière, très lisse et qui dévoile ses subtilités quand on s’en approche. Tantôt marbre, tantôt granit mais vraiment magnifique.

Kyôko Ibe,  Hogosho 2009 Papier ancien recyclé 178 x 452 cm Détail © De fil en archive

Kyôko Ibe, Hogosho
2009 Papier ancien recyclé 178 x 452 cm Détail © De fil en archive

Fuminori Ono aime se servir du papier comme un vecteur entre la fabrication ancestrale et l’atmosphère qu’il veut restituer. Ainsi Feel the wind représente des épis de riz dans le vent. Ces couronnes colorées et ajourées jouent sur la transparence, le volume, et la légèreté du papier japonais.

Fuminori Ono, Feel the Wind, 2010 © De fil en archive Pâte chimique, teintures   chimiques, fini de polyuréthane 250 x 350 cm

Fuminori Ono, Feel the Wind, 2010
© De fil en archive
Pâte chimique, teintures
chimiques, fini de polyuréthane 250 x 350 cm

La nature en filigrane

 

Chaque pièce présentée est le petit manifeste d’un artiste. Pas de ligne directrice ou de technique commune, mais l’envie d’expérimenter à partir d’une matière différente. Il n’y a pas non plus message ostentatoire même si la nature est quand même très visible. Machiko Agano réinvente une forêt artificielle à partir de collages et de découpages de papier miroir et de photos de végétaux. Le visiteur devient acteur de cette nature factice en se reflétant dans l’installation.

Machiko Agano, Forêt, 2011 © De fil en archive

Machiko Agano, Forêt, 2011
© De fil en archive

Tomoko Arakawa aime le fil métallique, le plus fin possible et le tisse. Ici son œuvre extrêmement poétique, Prière pour le temps est une ode à la terre fertile avec un lac bleu scintillant et la sensation du moelleux de l’air qui l’entoure.

Tomoko Arakawa Prière pour le temps 2010 Acier inoxydable, pigments, plaque de cuivre 200 x 120 x 30 cm

Tomoko Arakawa
Prière pour le temps
2010
Acier inoxydable, pigments, plaque de cuivre
200 x 120 x 30 cm

Kiyomi Iwata travaille à partir du kibiso, terme qui désigne les dix premiers mètres de fil qu’un ver à soie tisse après son éclosion. Cette fibre est irrégulière et beaucoup plus grossière que le fil de soie. Considéré comme un rebus il était jeté. L’artiste avec Chrysalis en fait un une matière noble et intègre à l’œuvre le dessin préparatoire de la sculpture.

Kiyomi Iwata, Chrysalis, 2010, détail, Kibiso

Kiyomi Iwata, Chrysalis, 2010, détail, Kibiso Photo, De fil en archive

Kyôko Kumai, a inventé de nombreux tissus avant de préférer le métal pour sa création. Son installation Temps évoque les pierres des jardins zen dont chaque place est parfaitement déterminée pour laisser l’esprit vagabonder. L’artiste revendique une invitation au voyage.

Kyôko Kumai Temps 2011 Fil d’acier inoxydable 100 x 300 x 300 cm Photo : Mareo Suemasa

Kyôko Kumai
Temps
2011
Fil d’acier inoxydable 100 x 300 x 300 cm Photo : Mareo Suemasa

 

Textile animé

Une autre thématique se dégage, c’est la transformation du tissu. On retrouve d’abord des techniques traditionnelles qui semblent s’échapper de leur cadre naturel. Ainsi Dai Fujiwara a bâti une maison qu’il compare à un corps humain. Son toit est en tissu et agit comme une peau plus que comme un élément décoratif. Il régule la lumière, la chaleur, l’humidité. Dommage que nous ne sachions pas ce qui se passe avec un climat pluvieux.

Dai Fujiwara, La maison du soleil, maquette en bois, 2000, © De fil en archive

Dai Fujiwara, La maison du soleil, maquette en bois, 2000, © De fil en archive

Birth de Hitomi Nagai, en tissu nid d’abeille est légèrement inquiétante car terriblement vivante.

Hitomi Nagai Birth 2011 Coton 175 x 110 x 28 cm Photo : Takeshi Kusakabe

Hitomi Nagai
Birth
2011
Coton
175 x 110 x 28 cm
Photo : Takeshi Kusakabe

Kayuzo Onayama partage ce goût pour les caractéristiques des tissus et crée une œuvre hypnotique à base de polyester jaune et blanc qui vibre avec l’air et la lumière.

Kayuzo Onoyama, Orikata, 2008, polyester plié  © De fil en archive

Kayuzo Onoyama, Orikata, 2008, polyester plié
© De fil en archive

Naoko Serino propose l’œuvre la plus étrange en utilisant de la fibre de chanvre et en l’assemblant selon un procédé personnel. Ces grands ressorts beige doré semblent suspendus dans l’espace et projettent une ombre au sol qui rappelle le motif traditionnel du patchwork américain : les anneaux de mariage. L’artiste Akio Hamatani choisit lui d’exploiter les propriétés des matières premières en cherchant surtout à ne pas les brusquer, pour obtenir le résultat le plus naturel possible. W-Orbit trône, à la fois majestueuse et légère et s’inscrit merveilleusement bien dans l’espace de l’exposition. L’indigo se mêle au blanc et grâce à la transparence du tissage crée d’autres motifs.

Akio Hamatani, W-Orbit, 2010 Rayonne, indigo

Akio Hamatani, W-Orbit, 2010
Rayonne, indigo

Akio Hamatani, W-Orbit, 2010 Rayonne, indigo © De fil en archive

Akio Hamatani, W-Orbit, 2010
Rayonne, indigo © De fil en archive

Akio Hamatani, W-Orbit, 2010 Rayonne, indigo © De fil en archive Diamètre : environ 400 cm

Akio Hamatani, W-Orbit, 2010
Rayonne, indigo © De fil en archive
Diamètre : environ 400 cm

Chacune des œuvres donnent envie d’arrêter le temps, de s’immerger dans cet espace à part et de s’intéresser à cet art apparu dans les années 60 aux Etats-Unis et à la Biennale internationale de la tapisserie de Lausanne avec le courant « Nouvelle tapisserie ».

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